~ Prologue ~

On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve...

C'était un jour comme les autres pour Emma. Elle rentrait du lycée en compagnie de toute sa bande d'amies, si on pouvait les appeler comme ça. Comme tout les jours, ils riaient, criaient, se taquinaient en rentrant chez eux, ne tenant pas compte du brouhaha qu'ils provoquaient. Ils parcouraient ensemble les longues avenues bourgeoises de San Francisco. C'est alors que la rue où habitait Emma se présenta. La jeune fille quitta donc ses compagnons en leur lançant un "Aurevoir" puis regagna sa maison.
Il faut dire qu'Emma vivait vraiment dans le luxe. Sa maison était immense, et était composé d'une centaine de pièces. C'était ses parents qui possédait toute cette richesse, grâce à leur travail. L'un était homme d'affaire, et l'autre était gérante d'une entreprise d'une très grande marque de vêtement. Toutes les stars s'arrachaient ses nouvelles collections qui étaient toutes plus extravagante que les autres.
Comme à son habitude, Emma balança son sac à travers le spacieux salon, et se jeta littéralement sur les canapé en cuir. Elle alluma ensuite la télévion et regarda les chaînes de musique sans grande conviction. Elle ne prenait jamais la peine de faire ses devoirs, ce qu'elle trouvait totalement inutile. Tout ce qu'elle voulait après être rentrer du lycée, était de se reposé, ou plûtot de flémarder après une aussi longue journée passer à jouer le rôle de pouf-pouf girl -comme la surnomait d'autres filles- ce qu'elle n'était pas du tout en réalité. Non, Emma ne ressemblait pas à ça de l'intérieur, c'était plûtot une fille sensible, calme, posée, gentille mais surtout renfermé. Tout le contraire de sa réputation au lycée. Mais il n'y avait que chez elle qu'elle était comme ça. Car à son lycée, il n'y avait que deux seules catégories de personne: Les populaires -souvent les plus riches- dont le temps était défini en trois mots: fêtes, alcool, one night. S'il n'étaient pas occupé à en faire un, alors ils faisaient forcément l'autre. Et puis il y avait l'autre catégories de personne. C'était plutot des gens normaux, qui vivait une vie normal. Ils s'amusait eux aussi, mais plus rarement. On les voyait souvent le nez plonger dans leurs livres, et les jours de repos, il travaillaient souvent dans des restaurent ou autres pour se faire de l'argent. Et c'était bien ça qui faisait toute la différence. Eux n'étaient pas riche et devait travailler pour gagné leur argent, tandis que les autre ne faisait rien et vivaient dans le luxe. Et Emma avait choisit de faire partit des populaires. Ou plûtot, ils l'avaient admis dans leur catégorie. Inconsciemment, elle était passé dans leur camps. Mais quand elle s'en était vraiment rendu compte, elle n'avait pas eu le courage de les laisser, de partir. Car quand on était passé dans leur camps, c'était plutot dure d'y repartir, sous peine de se faire insulté de tout les noms, et de mener une dure vie au lycée. Non, Emma n'en avait pas eu le courage. Parfois elle s'en voulait, et puis parfois elle se disait que c'était mieux comme ça. Mais aujourd'hui, elle réalisait, comme souvent, qu'elle n'aimait pas ça.

Aux alentours de 19h, Emma se leva finalement du canapé, puis se dirigea vers la cuisine. Elle se cuisina deux oeufs comme à son habitude, puis les mangea dans la salle à manger en silence. Après avoir fini son repas, elle débarassa son assiette, puis se remit à regarder la télé. Une demi-heure plus tard, sous l'agacement de revoir trop de fois les même clips, elle décida de monter dans chambre, et feuilleter un peu son agenda pour y lire ses devoirs.
Elle entreprena de faire ses nombreux exercices de maths, et sa longues rédaction, de math elle aussi.

Les heures passaient, et Emma travaillait toujours. Elle s'étonna lorsqu'elle remarqua qu'à 22h ses parent n'étaient toujours pas rentrés. "Sûrement leur boulot" pensa t-elle. Mais elle était loin du compte, de la réalité. Ca n'était abslument pas leur boulot qui les avaient retenu si longtemps. Ho non, c'était bien pire. Et ce n'est que tard dans la soirée que le téléphone sonna. Emma répondit et c'est enfin qu'elle eu la vérité...


# Posté le vendredi 29 février 2008 06:32

Modifié le vendredi 29 février 2008 12:58

.~ Chapitre 1 ~

.~ Chapitre 1 ~


Le bonheur est éphémère


Elle décrocha le téléphone, et une voix d'homme se fit entendre.

« Hallo, suis-je bien chez Mlle.Fänder ? demanda l'homme.
- Oui c'est bien moi.
- Vos parents ont eut un accident de voiture, ils... ils sont mort sur le coup.
- Excusez moi mais, vous n'avez rien d'autre à faire que des blagues à cet heure là ?!
- Non, ce n'est pas une blague. Je suis infirmier à l'hopital général de San Francisco, à Potrero Avenue. Un homme à retrouver vos parent à l'interieur de leur voiture dans un fossé près d'une route, il a immédiatement appelé le SAMU. Nous avons conduit leurs corps a la morgue.
- ... Ah bon, mais... ?! J'arrive tout de suite ! »

Elle racrocha, ne prit pas la peine de fermer la porte de la maison, ni même de prendre un manteau - malgré le froid glacial d'hiver qui régnait dehors- et se rendit au plus vite à l'hopital, prenant le premier taxi venu. Elle y arriva, paya le chauffeur, et entra dans le grand bâtiment blanc. Emma se dirigea vers l'acceuil -qui se trouvait sur le côté- et interrogea la gérante.

« Excusez-moi ! Pouvez-vous m'indiquer la morgue ?!
- Oui, juste là! Tout au fond du couloir!
- Daccord, merci ! »

Elle quitta l'acceuil, et se dirigea vers l'endroit indiqué par la jeune femme. C'était un long couloir, aux murs blancs, et bondés de porte, dont la plupars étaient des chambres pour les patients. Il y avait aussi quelques fauteuils toute les dix portes environs. Puis en avançant de plus près, Emma put lire l'inscription "MORGUE" sur une grande porte métallique au fond du couloir. Elle inspira profondément, et continua de marcher.
Elle arriva enfin au niveau de la porte, et l'ouvrit. Elle entra dans un autre couloir, plus court cette fois, mais avec autant de portes que le précédent. Un homme, d'une assez forte corpulence, la barbe non rasé, et portant des lunettes rondes s'y trouvait; il avait le nez plonger dans des papiers, et ne remarqua pas Emma tout de suite.

« Heu... Excusez moi, mais, je voudrai avoir accès à la morgue s'il vous plait. Je dois voir deux corps.

L'homme sursauta d'abord, remit ses lunette en place, puis lui dit:

- Oui, bien sur... Quels sont leurs noms de famille s'il vous plait ?
- Fänder.
- Fänder... F... Morgue n°2 alors. murmura t-il. Suivez moi ! »

Emma s'executa. L'homme ouvra une porte puis ils pénétrèrent dans la morgue. Les murs étaient recouverts de casier. Tout était fait en métal. Les néons qui les éclairait s'y reflètaient, ainsi que tout ici. L'homme s'approcha du mur en face d'eux, et commença à chercher les casiers des parents d'Emma. Celle-ci pouvait d'ailleurs entendre leur nom se répéter en boucle dans sa bouche. Enfin il s'arrêta devant l'un d'eux, puis un petit "Ah!' sortit de sa bouche. Il tira alors sur la poigné, et la jeune fille put voir le corps de son père dedans. Elle n'osa pas encore le regarder, et préfèra abaisser son regard vers le sol. L'homme ouvrit le casier qui suivait, et le corps de sa mère s'y trouvait.
Soudain, un autre infirmier entra dans la morgue et les rejoints.

« Tu veux de l'aide? dit-il en s'adressant à l'homme.
- Oui s'il te plait. »

Ils se mirent alors a soulever le corps de son père, puis ils le posèrent sur une des tables exposées au centre de la pièce. Après ça, ils refermèrent le casier puis se tournèrent vers le suivant. Les deux infirmiers portèrent le corps de la mère d'Emma jusqu'à la deuxième table, et refermèrent son casier.

« Je vous laisse seule. A plus tard!
- Au revoir. »

La porte se ferma, laissant Emma seule dans la pièce. Celle-ci n'osa dabord pas bouger. Ses idées étaient si mélangées dans sa tête, elle avait peine à croire que ses parents n'étaient plus la. Elle commença enfin à s'approcher d'une des tables. Ses jambes tremblaient. Elle étaient un peu stressée. Elle fit un pas, puis un autre et arriva finalement devant son père. Elle le regarda. Il était tout blanc et ses lèvre étaient bleues. Plus rien ne lui ressemblait, et pourtant c'était bien son corps qui se trouvait devant elle.
Le bonheur est éphémère... La preuve, il lui avait tout prit. Ses parents, les seuls avec qui elle se sentaient bien étaient morts. A présent elle se sentait vide, vide de tout. Comme si elle était devenu un fantome, aussi transparente que l'eau. Elle commença malgré tout à levé sa main. Elle s'approcha doucement de celle de son père, puis elles finis par rentré en contact. Un frisson la parcoura aussitôt. Sa peau était gelée. Elle pris sa main tout entière pour la réchauffer même si elle savais que c'était peine perdu. Son autre main se rapprocha de sa joue. Le bout de son doigt s'y posa, puis son doigt entier. Elle commença lentement à lui caresser la joue, tout en le contemplant, le regard vitreux.
Elle resta un instant comme ça, puis leva les yeux jusqu'au corps de sa mère. Celle-ci avaient plusieurs érraflures au visage, et sur les bras. Elle avait été plus touché que son père.
Emma lacha la main de ce dernier, puis se dirigea vers la table où sa mère était allongée. Elle prit la main de sa mère et commença à la caresser tout en regardant son visage. Ses yeux clos, son teint tout aussi pâle que celui de son père et ses lèvres aussi bleues. Emma laissa échaper une larme.
Qu'allait-il lui arriver maintenant ?
Elle allait certainement être emmené dans un orphelinat, ça il n'y a pas de doute. Elle n'avait que 15 ans, n'était donc pas majeur, et était donc obligé d'être interner. Mais elle n'en avait aucune envie. Ses parents étaient tout ce qu'elle avait de plus précieux, ils étaient toute sa vie. Même s'ils n'étaient pas souvent là, c'étaient quand même les personnes avec qui elle se sentaient le mieux, et avec qui elle pouvait être elle même. Maintenant, ils n'étaient plus là, et ils avaient emmené la joie de vivre de leur fille avec eux. Elle n'avait plus de raison d'être à présent. Elle n'avait plus de but, ni rien auquel s'accrocher. Elle n'était tout simplement plus rien.

Elle regarda une dernière fois ses parents puis sortit de la morgue. Elle traversa alors les deux couloirs, puis arriva à l'accueil. Elle s'apprêtait à sortir de l'hopital lorsqu'un homme l'interpela.

« Mlle.Fänder ?!
- Oui ? demanda t-elle presque sans expression.
- J'ai oublié de vous dire que la directrice d'un orphelinat allait arriver d'une minute à l'autre... Vous devez rester ici en attendant qu'elle arrive.
- Hum... Daccord. »

Elle ne lui posa pas plus de question. A vrai dire, ça ne lui servirait à rien puisqu'elle ne comptait absolument pas se faire emmener par cette femme. Elle partira bien avant.
Emma fit mine d'aller s'asseoir sur un des sièges occupant l'accueil, puis attendit que l'ombre de l'infirmier se perde dans les couloir. Après avoir jeté un coup d'oeil par ci, par là, elle se releva et sortit d'une marche rapide du batiment.
Dehors, la neige avait prit place, et les passants se bousculaient pour rentrer chez eux, rabotant leur manteau jusque sur leur tête pour se servir d'abrit quand ils n'avaient pas de parapluie. Emma s'arrêta un moment et les regarda. Tout ces gens presser de rentrer chez eux qui se bousculaient, se faufilait entre deux personnes, couraient, comme si le diable était à leur trousse. Ils avaient l'air tout très occupé en fait, contrairement à Emma.
Elle, se sentait vide et avait la sensation de ne plus exister, comme si on venait de lui arracher le coeur, que son ame était partit, mais que malgré tout, elle restait là, n'ayant plus aucune sensation, plus aucun sentiments, ni gouts. Comme si elle était la, mais ailleurs en même temps; que le froid capturait son corps mais qu'elle ne sentait plus rien. Absolument rien.
Son esprit était préocuppé. Elle réalisait ce qui lui arrivait: Elle n'aura plus jamais de parents, ni de personne qui l'aimeront comme eux l'ont fait, plus jamais elle ne retrouvera la sensation de joie, car la seule joie et bien être qu'elle avait était ses parent qui les lui procuraient. Tout ça était partit maintenant, à l'instant même où elle les avait vus sur ces tables, inertes.
Après quelque minutes à avoir contempler le vide, Emma se mit à marcher, droit devant. Ne sachant pas vraiment ou est-ce qu'elle allait, elle se laissa guidé par son instint.
Elle traversa de nombreuses rues, mais elle ne releva la tête à aucun moment. Elle pensait, à ses parents, à sa meilleure amie d'autrefois. Leurs histoires si commune: morts, dans un accident de voiture. Comme quoi, le destin avait le don de brisé tout ceux qu'elles aimaient le plus. Elle pensait qu'elle était vraiment maudite. « A quoi bon rester dans un monde où tout nos êtres les plus chèrs meurt, pour nous laisser ensuite dériver... ?» se demanda t-elle. La jeune fille soupira, puis releva la tête. Devant elle, le boulevard continuait encore loin, très loin, et sur le coté, de nombreux immeubles se dressaient sur les troittoirs. Elle décida de couper sa route en emprintant une petite ruelle entre deux immeubles. Elle donnait sur un grand parc, proche d'un étang. Emma continua de marcher le long de celui-ci, les pensées toujours tournées vers les damnés. Elle regardait devant elle, cette fois, même si elle n'était pas très attentif à où est-ce qu'elle se dirigeait. Son regard se perdait seulement sur le paysage l'entourant. Les bâtiments avaient l'air de reculer au fur et à mesur qu'elle marchait. Cependant, elle s'arrêta lorsqu'elle aperçut l'un d'eux, un de ses amis y habitait. Une idée, qui lui simplifirait la vie -dans tout les sens du terme- lui passa par la tête. Emma le considéra un moment, jusqu'à qu'un homme sorte de l'immeuble, ouvrant la grande porte dans un grand claquement, et lui laissant plus de temps pour se fermer. Apparament, le destin était plus clément lorsqu'il s'agissait de se supprimer...
Emma avança rapidement vers elle, puis la bloqua à l'aide de son pied avant qu'elle ne puisse se refermer. Elle hésita un moment avant d'entrer, mais soupira et avança dans le couloir du rez-de-chaussé. Elle appela l'ascenceur, qui arriva quelques minutes plus tard, et apuiya sur le bouton de l'étage le plus haut -qui était le 8ème en l'occurence.
Mais, alors que l'ascenseur montait toujours, Emma fut emparer d'une affreuse angoisse et commença à se tortiller les doigts. Après tout, ce qui l'attendait allait quand même boulverser sa vie. Boulverser? Ou plûtot raccourcir. C'était une décision fatale, qui n'était pas à prendre à la légère. Mais Emma était sûr de ce qu'elle voulait faire, malgré son appréhension.
Le bruit de l'ascensur qui venait d'arriver à destination résonna. Le coeur d'Emma fit un bond dans sa poitrine.
Elle sortit de la cabine puis regarda autour d'elle. Un long couloir lui faisait face, où les portes des habitations occupaient les murs, mais une porte métallique attira son attention. Il y avait une petite incription écrite en lettre capitale qui s'y trouvait : "ESCALIERS". Elle s'y dirigea, puis emprunta les escaliers qui s'y trouvaient. Elle sortie ensuite par une porte tout en en haut du couloir, et se retrouva sur le toit de l'immeuble. Elle fut d'abord très impressionnée. C'était si étrange cette sensation de pouvoir voir toute la ville comme ça... La nuit avait prit place dans le ciel, et la était à présent illuminée par de nombreuses lumières. De la où elle était, Emma pouvait aussi voir le toit des autres immeubles, prouvant qu'elle était éffectivement très haute, et qu'elle pouvait avoir une vue sur des kilomètres plus loin. Elle remarqua d'ailleurs le LafayettePark, très joli endroit où elle allait souvent se promener avec sa meilleure amie, quand elle était encore là...


Et voila pour le premier chapitre. Alors, vos impressions ? Nous les attendons avec impatience ! On espère que ça vout plait ! N'hésitez pas à nous faire pas de vos critique ! 1000 Bisous x3

# Posté le samedi 01 mars 2008 14:52

Modifié le dimanche 06 avril 2008 16:08

~ Chapitre 2 ~

~ Chapitre 2 ~
Emma s'avança d'un pas dertéminé malgré son coeur qui battait à vive allure dans sa poitrine. Elle grimpa ensuite sur le rebord, et s'immobilisa, trouvant un équilibre. Elle regarda d'abord toute la ville une nouvelle fois, histoire de profité de cette vue, et de ce dernier moment. Elle abaissa ensuite son regard vers le bas, et un violent frisson lui parcoura le dos. Elle était à plus de 35 mètre du sol, et le vide qui l'en séparait avait l'air sans fin. Elle voyait juste une épaisse couche de neige tout au fond, qu'elle penserait ne jamais atteindre. La jeune fille reconcentra son regard sur la vue qu'elle avait. Ses yeux déambulait sur le paysage alors qu'elle se remémorait ses souvenirs. De sa plus tendre enfance, jusqu'à maintenant. Emma se rappelait de sa meilleure amie, Lou, qu'elle connaissait depuis ses premiers mots prononcés car c'était en faite la fille des voisin, d'un ans son ainée. Elle se souviendrai toujours de son visage angélique, de ses cheveux noir ébène, de son sourire enfantin, et de sa gentillesse incomparable. Gentilesse dont Emma n'aura pas pu profiter longtemps puisqu'elle mourra à l'age de 5 ans, dans un accident de voiture. Ce jour-là, Emma n'avait pas comprit ce qu'il se passait. Sa mère était en pleure, dans les bras de son mari, et la petite fille les regardait sans comprendre. Ce n'est que quand elle s'aperçu que Lou ne venait plus jouer avec elle, que sa maison restait inhabitée, et que, plus tard, sa mère lui expliqua qu'elle avait rejoint les cieux, dans un jardin appelé le Paradis, qu'elle comprit qu'elle ne la reverrai plus. Emma souffra longtemps de cette disparition si spontané. Elle prit beaucoup de temps à s'en remettre, Lou étant sa seule amie à cette époque là, elle avait eu dû mal à reconstruire des liens amicaux avec les autres enfant de l'école. Finalement au collège, elle prit une toute autre décision, et, plûtot que de se renfermé sur soi-même, elle se dit qu'elle devait tournée la page.
Seulement, ce fut une décision prise trop vite, étant donné des deux clans formé dans son collège: Les populaire, et les renfermés, comme les appelaient ceux-ci. Mais la vie des populaires ne correspondait pas à ce qu'Emma espérait, et elle se lassa vite de cette réputation, bien qu'elle dû l'entretenir pendant plusieurs année. D'un coté, une jeune fille lachant des sourires forcé à tout les jeunes homme à ses pieds, toujours suivit par deux "pouf-pouf-girls" à ses talons, machant vulgairement du chewing-gum, et félicitant les garçons pertubant chaques cours en y prenant un malin plaisir. Puis de l'autre, une jeune fille renfermé, sensible et très attachée à ses proches, profitant de chaque instant en leur compagnie, et ne se lassant pas de leur faire plaisir avec de diverse cadeaux, mais souffrant toujours du manque de sa meilleure amie. Certains pouvait penser que cette vie était mieux que rien, d'autre pouvait compatir, certes, mais il fallait à présent y ajouter le décès de ses parents. Le même effet qu'un poignard remué à nouveau dans une plaie déjà très élargie. Emma avait été très détruite après la mort de Lou, mais maintenant que ses parents avaient subi le même sort, elle n'était plus rien. Elle avait beaucoup souffert dans le passé, son présent était horrible, et elle avait une effroyable peur du futur. Elle savait qu'elle allait être placé dans un orphelinat, or ça la détruirait plus qu'autre chose. Devoir se réhabituer à une autre vie, encore une fois ? Non, elle ne voulait pas.

Tu ouvres les yeux
Mais tu ne te souviens même pas pourquoi
La neige tombe doucement
Tu ne peux plus la sentir
Là quelque part
Tu te perds dans ta douleur
Tu rêve de la fin
Pour tout recommencer


Son corps frêle commençait à se balancer au rythme du souffle du vent. Ses jambes devenait molles au fur et à mesure du temps qu'elle passait tout en haut de cette immeuble. Ses cheveux virvoletaient dans l'air, cachant quelques parties de son visage, et lui barrant la vue.
Sa gorge se noua un instant, et des larmes ruisselèrent sur ses joues, pour mourir dans un gouffre noir sans fond. Elle fut prit par de violent spasme qui secouèrent son corps, en plus des tremblement dû au froid de l'hiver qui régnait dehors, et de son simple T-shirt ainsi que son jean délavé qui constituait ses seules protections contre les griffes pointues du froid hivernale.
Elle regarda une dernière fois la ville, puis ferma les yeux, respira une grande bouffé d'air, qui lui glaça tout le corps, et se laissa tomber en avant. L'air lui caressa une dernière fois le visage dans sa chute, et le gouffre emporta son corps dans son fond ténébreux.

[...]


Une jeune femme tenant la main d'un petit garçon -surement son fils- marchait d'un pas préssé le long d'un étang. Le jeune garçon tentait tant bien que mal de suivre le rythme rapide de sa mère, alors que celle-ci avait l'air préocupée par sa conversation téléphonique. Mais, alors que son fils regardait un peu partout autour de lui, il s'écria:

« Maman, maman ! Regarde !
- Quoi ! Qu'est-ce qu'il y a ? demanda t-elle, l'esprit toujours tourné vers son auditeur à l'autre bout du fil.
- Regarde ! continua le garçon, en pointant une ombre allongé sur un tas de neige.
- Rah, mais c'est juste un clochard ! Laisse-le donc la où il est ! s'énerva t-elle. »

La mère et son fils continuèrent leur chemin, et bientôt, il passèrent devant le fameux clochard. La femme toujours le téléphone tendu à l'oreille, le garçon regardant la silhouette d'un peu plus près.

« Maman, maman !, recommença t-il, regarde, il y a du sang !
- Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes encore ?!
- Le clochard saigne ! dit le petit garçon en aggripant sa mère. »

Celle-ci, inquiète, mit fin à sa conversation téléphonique, et s'approcha prudemment de l'homme, laissant son fils à l'écart en cas de danger.
Plus elle s'approchai, et plus elle remarquait les détails du "clochard". Il avait de long cheveux blonds éparpillés un peu partout sur le sol, et il était à plat ventre, la tête nichée dans la neige. Celle-ci était d'ailleurs devenu étrangement rouge au niveau de la tête du clochard.
La jeune femme ne mit pas longtemps à comprendre, et appela immédiatement le SAMU. Elle s'affola quelque peu, mais reprit ses esprits, et s'agenouilla près de la personne. Elle la retourna ensuite, et découvrit un visage de jeune fille, extrêment pâle, et du sang coulait le long de sa bouche, ainsi qu'au niveau de sa tête.
La jeune femme cria d'effroi devant cette scène. Cependant, craignant le pire, elle plaça sa main sur le cou de la jeune fille, mais pu constater avec apaisement que son coeur battait toujours bien que son rythme soit très largement faible. Peut être quelques heures, quelques minutes, voir même quelques secondes à vivre restaient sûrement à la blessée. Alors, paniquée, la femme enleva son long manteau beige pour recouvrir le corps de la jeune fille probablement en hipothermie. Puis après avoir fait ceci, elle fit signe à son fils d'aller s'asseoir sur un banc tout près, ce que fit le petit garçon sans ranchonner.
La jeune femme se préoccupa à nouveau de l'état de l'accidentée. Celle-ci ne donnait aucun signe de vie, ce qui inquiéta énormément la jeune femme qui commença à se demander ce qui avait bien pu lui arriver pour finir dans un tel état. Elle s'imagina tout les situations possibles, tout en examinant toutes les minutes le pouls de la jeune en attendant l'arrivée du SAMU.
Enfin, ceux-ci arrivèrent, et prirent en charge la bléssée. Celle-ci était en vie, mais toujours insconsciente. La jeune femme demanda à l'accompagner jusqu'à l'hôpital, ce que les infirmiers acceptèrent. Puis durant le trajet, il la questionnèrent sur la découverte du corps. La femme ne put répondre que ce qu'elle avait vu, ce qui était en évidence rien de très important. Une fois arrivée à l'hôpital, les infirmiers s'empressèrent de mener la jeune fille dans une chambre, avant d'examiner son cas. Du côté de la femme et de son fils, l'équipe du SAMU leur recommanda de rentrer chez eux.
Dans la chambre d'Emma, la jeune fille se faisait opérer d'urgence d'une hémorragie cérébrale. Mais tout ne se passa pas comme prévenu, et elle fit une crise cardiaque en plein milieu de l'opération. Les infirmiers arrêtèrent immédiatement l'opération, et la réanimèrent à l'aide d'électro-choc. Son corps se secouait violemment, mais son coeur ne se remettait toujours pas en activité. Il retentèrent une nouvelle fois, et après quelques instants, la machine indiqua de nouveau son rythme cardiaque, qui n'était certe pas très élevé. Ils reprirent alors leur opération au plus vite. Celle-ci se déroula fort heureusement bien, et ils purent s'occuper de ses bras et de ses jambes tous fractrurés. Une fois ceci finit, il laissèrent la jeune fille se reposer tranquillement, pour aller examier ses radios. Les médecins purent constatés de multiples fractures du crâne, qui correspondait bien aux blessures que l'on pouvait avoir en sautant du toit d'un immeuble, comme celui qui se trouvait à l'endroit où ils avaient retrouvé le corps.
Cependant, les jours suivants l'opération, la jeune fille ne se réveilla toujours pas. Les médecins en conclurent donc que, d'après les radios, Emma était tombé dans le coma. Et elle n'était pas prête d'y sortir...

# Posté le vendredi 18 avril 2008 16:22

Modifié le mardi 06 mai 2008 13:10