Le bonheur est éphémère
Elle décrocha le téléphone, et une voix d'homme se fit entendre.
« Hallo, suis-je bien chez Mlle.Fänder ? demanda l'homme.
- Oui c'est bien moi.
- Vos parents ont eut un accident de voiture, ils... ils sont mort sur le coup.
- Excusez moi mais, vous n'avez rien d'autre à faire que des blagues à cet heure là ?!
- Non, ce n'est pas une blague. Je suis infirmier à l'hopital général de San Francisco, à Potrero Avenue. Un homme à retrouver vos parent à l'interieur de leur voiture dans un fossé près d'une route, il a immédiatement appelé le SAMU. Nous avons conduit leurs corps a la morgue.
- ... Ah bon, mais... ?! J'arrive tout de suite ! »
Elle racrocha, ne prit pas la peine de fermer la porte de la maison, ni même de prendre un manteau - malgré le froid glacial d'hiver qui régnait dehors- et se rendit au plus vite à l'hopital, prenant le premier taxi venu. Elle y arriva, paya le chauffeur, et entra dans le grand bâtiment blanc. Emma se dirigea vers l'acceuil -qui se trouvait sur le côté- et interrogea la gérante.
« Excusez-moi ! Pouvez-vous m'indiquer la morgue ?!
- Oui, juste là! Tout au fond du couloir!
- Daccord, merci ! »
Elle quitta l'acceuil, et se dirigea vers l'endroit indiqué par la jeune femme. C'était un long couloir, aux murs blancs, et bondés de porte, dont la plupars étaient des chambres pour les patients. Il y avait aussi quelques fauteuils toute les dix portes environs. Puis en avançant de plus près, Emma put lire l'inscription "MORGUE" sur une grande porte métallique au fond du couloir. Elle inspira profondément, et continua de marcher.
Elle arriva enfin au niveau de la porte, et l'ouvrit. Elle entra dans un autre couloir, plus court cette fois, mais avec autant de portes que le précédent. Un homme, d'une assez forte corpulence, la barbe non rasé, et portant des lunettes rondes s'y trouvait; il avait le nez plonger dans des papiers, et ne remarqua pas Emma tout de suite.
« Heu... Excusez moi, mais, je voudrai avoir accès à la morgue s'il vous plait. Je dois voir deux corps.
L'homme sursauta d'abord, remit ses lunette en place, puis lui dit:
- Oui, bien sur... Quels sont leurs noms de famille s'il vous plait ?
- Fänder.
- Fänder... F... Morgue n°2 alors. murmura t-il. Suivez moi ! »
Emma s'executa. L'homme ouvra une porte puis ils pénétrèrent dans la morgue. Les murs étaient recouverts de casier. Tout était fait en métal. Les néons qui les éclairait s'y reflètaient, ainsi que tout ici. L'homme s'approcha du mur en face d'eux, et commença à chercher les casiers des parents d'Emma. Celle-ci pouvait d'ailleurs entendre leur nom se répéter en boucle dans sa bouche. Enfin il s'arrêta devant l'un d'eux, puis un petit "Ah!' sortit de sa bouche. Il tira alors sur la poigné, et la jeune fille put voir le corps de son père dedans. Elle n'osa pas encore le regarder, et préfèra abaisser son regard vers le sol. L'homme ouvrit le casier qui suivait, et le corps de sa mère s'y trouvait.
Soudain, un autre infirmier entra dans la morgue et les rejoints.
« Tu veux de l'aide? dit-il en s'adressant à l'homme.
- Oui s'il te plait. »
Ils se mirent alors a soulever le corps de son père, puis ils le posèrent sur une des tables exposées au centre de la pièce. Après ça, ils refermèrent le casier puis se tournèrent vers le suivant. Les deux infirmiers portèrent le corps de la mère d'Emma jusqu'à la deuxième table, et refermèrent son casier.
« Je vous laisse seule. A plus tard!
- Au revoir. »
La porte se ferma, laissant Emma seule dans la pièce. Celle-ci n'osa dabord pas bouger. Ses idées étaient si mélangées dans sa tête, elle avait peine à croire que ses parents n'étaient plus la. Elle commença enfin à s'approcher d'une des tables. Ses jambes tremblaient. Elle étaient un peu stressée. Elle fit un pas, puis un autre et arriva finalement devant son père. Elle le regarda. Il était tout blanc et ses lèvre étaient bleues. Plus rien ne lui ressemblait, et pourtant c'était bien son corps qui se trouvait devant elle.
Le bonheur est éphémère... La preuve, il lui avait tout prit. Ses parents, les seuls avec qui elle se sentaient bien étaient morts. A présent elle se sentait vide, vide de tout. Comme si elle était devenu un fantome, aussi transparente que l'eau. Elle commença malgré tout à levé sa main. Elle s'approcha doucement de celle de son père, puis elles finis par rentré en contact. Un frisson la parcoura aussitôt. Sa peau était gelée. Elle pris sa main tout entière pour la réchauffer même si elle savais que c'était peine perdu. Son autre main se rapprocha de sa joue. Le bout de son doigt s'y posa, puis son doigt entier. Elle commença lentement à lui caresser la joue, tout en le contemplant, le regard vitreux.
Elle resta un instant comme ça, puis leva les yeux jusqu'au corps de sa mère. Celle-ci avaient plusieurs érraflures au visage, et sur les bras. Elle avait été plus touché que son père.
Emma lacha la main de ce dernier, puis se dirigea vers la table où sa mère était allongée. Elle prit la main de sa mère et commença à la caresser tout en regardant son visage. Ses yeux clos, son teint tout aussi pâle que celui de son père et ses lèvres aussi bleues. Emma laissa échaper une larme.
Qu'allait-il lui arriver maintenant ?
Elle allait certainement être emmené dans un orphelinat, ça il n'y a pas de doute. Elle n'avait que 15 ans, n'était donc pas majeur, et était donc obligé d'être interner. Mais elle n'en avait aucune envie. Ses parents étaient tout ce qu'elle avait de plus précieux, ils étaient toute sa vie. Même s'ils n'étaient pas souvent là, c'étaient quand même les personnes avec qui elle se sentaient le mieux, et avec qui elle pouvait être elle même. Maintenant, ils n'étaient plus là, et ils avaient emmené la joie de vivre de leur fille avec eux. Elle n'avait plus de raison d'être à présent. Elle n'avait plus de but, ni rien auquel s'accrocher. Elle n'était tout simplement plus rien.
Elle regarda une dernière fois ses parents puis sortit de la morgue. Elle traversa alors les deux couloirs, puis arriva à l'accueil. Elle s'apprêtait à sortir de l'hopital lorsqu'un homme l'interpela.
« Mlle.Fänder ?!
- Oui ? demanda t-elle presque sans expression.
- J'ai oublié de vous dire que la directrice d'un orphelinat allait arriver d'une minute à l'autre... Vous devez rester ici en attendant qu'elle arrive.
- Hum... Daccord. »
Elle ne lui posa pas plus de question. A vrai dire, ça ne lui servirait à rien puisqu'elle ne comptait absolument pas se faire emmener par cette femme. Elle partira bien avant.
Emma fit mine d'aller s'asseoir sur un des sièges occupant l'accueil, puis attendit que l'ombre de l'infirmier se perde dans les couloir. Après avoir jeté un coup d'oeil par ci, par là, elle se releva et sortit d'une marche rapide du batiment.
Dehors, la neige avait prit place, et les passants se bousculaient pour rentrer chez eux, rabotant leur manteau jusque sur leur tête pour se servir d'abrit quand ils n'avaient pas de parapluie. Emma s'arrêta un moment et les regarda. Tout ces gens presser de rentrer chez eux qui se bousculaient, se faufilait entre deux personnes, couraient, comme si le diable était à leur trousse. Ils avaient l'air tout très occupé en fait, contrairement à Emma.
Elle, se sentait vide et avait la sensation de ne plus exister, comme si on venait de lui arracher le coeur, que son ame était partit, mais que malgré tout, elle restait là, n'ayant plus aucune sensation, plus aucun sentiments, ni gouts. Comme si elle était la, mais ailleurs en même temps; que le froid capturait son corps mais qu'elle ne sentait plus rien. Absolument rien.
Son esprit était préocuppé. Elle réalisait ce qui lui arrivait: Elle n'aura plus jamais de parents, ni de personne qui l'aimeront comme eux l'ont fait, plus jamais elle ne retrouvera la sensation de joie, car la seule joie et bien être qu'elle avait était ses parent qui les lui procuraient. Tout ça était partit maintenant, à l'instant même où elle les avait vus sur ces tables, inertes.
Après quelque minutes à avoir contempler le vide, Emma se mit à marcher, droit devant. Ne sachant pas vraiment ou est-ce qu'elle allait, elle se laissa guidé par son instint.
Elle traversa de nombreuses rues, mais elle ne releva la tête à aucun moment. Elle pensait, à ses parents, à sa meilleure amie d'autrefois. Leurs histoires si commune: morts, dans un accident de voiture. Comme quoi, le destin avait le don de brisé tout ceux qu'elles aimaient le plus. Elle pensait qu'elle était vraiment maudite. « A quoi bon rester dans un monde où tout nos êtres les plus chèrs meurt, pour nous laisser ensuite dériver... ?» se demanda t-elle. La jeune fille soupira, puis releva la tête. Devant elle, le boulevard continuait encore loin, très loin, et sur le coté, de nombreux immeubles se dressaient sur les troittoirs. Elle décida de couper sa route en emprintant une petite ruelle entre deux immeubles. Elle donnait sur un grand parc, proche d'un étang. Emma continua de marcher le long de celui-ci, les pensées toujours tournées vers les damnés. Elle regardait devant elle, cette fois, même si elle n'était pas très attentif à où est-ce qu'elle se dirigeait. Son regard se perdait seulement sur le paysage l'entourant. Les bâtiments avaient l'air de reculer au fur et à mesur qu'elle marchait. Cependant, elle s'arrêta lorsqu'elle aperçut l'un d'eux, un de ses amis y habitait. Une idée, qui lui simplifirait la vie -dans tout les sens du terme- lui passa par la tête. Emma le considéra un moment, jusqu'à qu'un homme sorte de l'immeuble, ouvrant la grande porte dans un grand claquement, et lui laissant plus de temps pour se fermer. Apparament, le destin était plus clément lorsqu'il s'agissait de se supprimer...
Emma avança rapidement vers elle, puis la bloqua à l'aide de son pied avant qu'elle ne puisse se refermer. Elle hésita un moment avant d'entrer, mais soupira et avança dans le couloir du rez-de-chaussé. Elle appela l'ascenceur, qui arriva quelques minutes plus tard, et apuiya sur le bouton de l'étage le plus haut -qui était le 8ème en l'occurence.
Mais, alors que l'ascenseur montait toujours, Emma fut emparer d'une affreuse angoisse et commença à se tortiller les doigts. Après tout, ce qui l'attendait allait quand même boulverser sa vie. Boulverser? Ou plûtot raccourcir. C'était une décision fatale, qui n'était pas à prendre à la légère. Mais Emma était sûr de ce qu'elle voulait faire, malgré son appréhension.
Le bruit de l'ascensur qui venait d'arriver à destination résonna. Le coeur d'Emma fit un bond dans sa poitrine.
Elle sortit de la cabine puis regarda autour d'elle. Un long couloir lui faisait face, où les portes des habitations occupaient les murs, mais une porte métallique attira son attention. Il y avait une petite incription écrite en lettre capitale qui s'y trouvait : "ESCALIERS". Elle s'y dirigea, puis emprunta les escaliers qui s'y trouvaient. Elle sortie ensuite par une porte tout en en haut du couloir, et se retrouva sur le toit de l'immeuble. Elle fut d'abord très impressionnée. C'était si étrange cette sensation de pouvoir voir toute la ville comme ça... La nuit avait prit place dans le ciel, et la était à présent illuminée par de nombreuses lumières. De la où elle était, Emma pouvait aussi voir le toit des autres immeubles, prouvant qu'elle était éffectivement très haute, et qu'elle pouvait avoir une vue sur des kilomètres plus loin. Elle remarqua d'ailleurs le LafayettePark, très joli endroit où elle allait souvent se promener avec sa meilleure amie, quand elle était encore là...
Et voila pour le premier chapitre. Alors, vos impressions ? Nous les attendons avec impatience ! On espère que ça vout plait ! N'hésitez pas à nous faire pas de vos critique ! 1000 Bisous x3